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Auteur/autrice : Patricklaub

La florithérapie, voyage vers l’alchimie des émotions

« Qui se connaît soi-même est sage » Lao-Tseu, Verset 23 – Tao Te King

 

 

La florithérapie, voyage vers l’alchimie des émotions

 

 

Le meilleur des remèdes ne peut être que le fruit de la magie et de la sophistication de la vie biologique et chimique des végétaux. C’est ainsi que l’Homme a commencé à se soigner et qu’il se soigne toujours. Le règne végétal nous fait vivre et nous guérit aussi.

 

Parmi les nombreuses approches naturelles, cela fait des décennies que le Docteur Bach a mis au point cette méthode thérapeutique causaliste que sont les élixirs floraux, ou élixirs du Dr Bach car ils incluent aussi un élixir de bourgeons de marronnier blanc (Aesculus hippocastanum) et d’eau de roche. Causaliste signifie que la recherche des causes de la problématique apparente est au cœur du travail, car nous ne sommes pas qu’un corps physique mais bien un ensemble complexe d’émotions, de pensées et d’influences sociales (familiales et culturelles).

 

 

Utiliser ces élixirs afin de vouloir supprimer nos émotions négatives, ou nous apporter un bien-être immédiat peut nous induire en erreur et nous frustrer dès lors que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. « Cela ne marche pas », « J’ai toujours mes angoisses, je ne comprends pas », « Je ne me sens pas mieux »…

 

Ces élixirs ne sont pas de l’allopathie qui consiste à agir contre des symptômes. Nous ne pouvons pas lutter contre nos émotions. Elles ont toutes une raison d’être. C’est dès lors que nous les comprenons mieux et que nous en savons un peu plus sur leurs origines que leur emprise sur nous est moins forte. Nos émotions et états mentaux font partie de nous. Ils sont « nous » pour ainsi dire. C’est d’avoir plus de clarté et de recul pour les observer qui est le plus difficile. A cet égard, les élixirs pourront être un appui considérable qui fournira premièrement un support de projection des contenus subconscients liés aux émotions, surtout lors d’un entretien avec un thérapeute, et deuxièmement une action de régulation grâce à l’information contenue dans l’élixir.

 

La florithérapie est un voyage en conscience avec nous-mêmes car les clés de la guérison se trouvent d’abord en nous.

 

L’intuition du Dr Bach fut de trouver un moyen de capter ce qu’il y a de plus subtil et d’impalpable dans une plante, son essence, qu’elle exprime principalement à travers ses organes reproducteurs, c’est-à-dire ses fleurs. La méthode utilisée principalement est une solarisation des fleurs qui sont posées dans un bocal rempli d’eau, mais l’on fait également des ébullitions pour certains élixirs. Dans l’une ou l’autre de ces méthodes, l’objectif est d’imprimer dans l’eau une information. C’est cette information qui constituera la base de l’élixir. Le Dr Bach a pu certainement utiliser la théorie des signatures pour déduire les propriétés de certains élixirs, comme avec le noyer (Juglans regia) chez qui la notion de territorialité est importante avec sa synthèse de juglone qui limite la croissance des autres végétaux autour du lui, ou bien par exemple le houx (Ilex Aquifolium) qui a le piquant qu’on lui connait et dont les baies sont de couleur rouge, couleur associée à la colère ou à l’agressivité. C’est donc que l’élixir de noyer peut nous aider dans les problématiques de territorialité et celui de houx pour apaiser la colère, ou mieux comprendre ce qu’est l’amour. Mais le Dr Bach a aussi utilisé son ressenti et son intuition, en plus de l’expérience clinique et empirique avec ses patients, pour trouver dans quels cas et pour quelle situation ces élixirs allaient servir.

 

 

Notre histoire avec les plantes est une relation très profonde et subtile. Par alchimie de la vie ou mysticisme, les plantes ont une aura qui ne nous laisse pas indifférent. C’est cette magie du vivant qui nous inspire et qui peut aussi nous aider à mieux rentrer en introspection. Alors les élixirs, outils de connaissance de soi ? Oui, certainement. Remède miracle ? Il n’y en a aucun. Tout particulièrement lorsqu’on s’intéresse à la subtilité et à la complexité d’un individu. Raison pour laquelle en florithérapie, nous commençons d’abord avec les émotions du moment. Puis petit à petit, nous descendons dans les couches individuelles plus profondes, toujours en conscience. Imaginez une pelote de laine. On ne peut pas la défaire en tirant dessus violemment. Il faut tenir le fil et tirer doucement, lentement et progressivement. A l’image des plantes qui poussent, le travail sur soi demande du temps, de la patience et un effort soutenu. C’est avec douceur que tous les élixirs sont là pour nous aider sur ce chemin.

 

Les élixirs sont comme des supports de projection de notre Soi caché. Nous pouvons nous reconnaître dans les états émotionnels et mentaux liés à chacun d’eux.

 

Grâce au Dr Bach et ses 38 élixirs, nous avons déjà un outil formidable où un grand panel d’états émotionnels et mentaux sont représentés avec par exemple le groupe des élixirs sur les peurs, celui sur l’incertitude ou celui sur l’abattement et le désespoir face à une situation. En les combinant entre eux, nous avons une possibilité immense. Ils restent et constituent donc la base de la florithérapie. Mais il y a une recherche moderne où l’on s’est penché sur d’autres fleurs communes de notre territoire comme le pissenlit (Taraxacum off.) ou le souci (Calendula off.), agrandissant ainsi à plus de 200 le nombre d’élixirs. Il y a également des élixirs de plantes d’autres continents comme les fleurs des Andes ou du Bush Australien pour ceux qui y seraient sensibles.

Les possibilités de travail et d’approche sont très variées, mais retenons que la simplicité et la conscience sont les maîtres mots.

 

Apprendre à se connaître n’est pas chose facile. Cela nécessite d’avoir un regard objectif et de pouvoir explorer nos émotions ou notre mental et faire face à ce qu’il peut y avoir de plus désagréable.

La bonne nouvelle c’est que le Dr Bach nous a appris que nous ne sommes pas seuls et que quelques gouttes bien choisies peuvent faire toute la différence.

 

 

 

Patrick Laubscher

 

 

 

La verveine odorante, Aloysia trifolia

Belle plante originaire du continent sud-américain, la verveine odorante, ou verveine citronnelle, est une invitation à la douceur et au calme. Son nom latin est Aloysia trifolia, et il ne faut pas la confondre avec la verveine officinale (Verbena officinalis), qui est une plante endémique de notre territoire mais qui n’a en commun avec la verveine officinale que son nom « verveine » dit vernaculaire, ou dénomination commune, et la famille botanique, celle des Verbenaceae.

La verveine odorante est reconnaissable à son arôme parfumé aux notes de citron et qui est dû à la présence de molécules aromatiques comme le citronnellal. On retrouve cette molécule également dans la mélisse (Melissa officinalis), l’eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora), ainsi que bien entendu, dans le zeste de citron (Citrus limonum) à qui elle doit l’origine de son nom.

En infusion : son principal champ d’action est digestif. Anti-spasmodique et carminative, elle pourra être d’une grande aide pour les digestions difficiles et tous les troubles digestifs légers.

La verveine citronnée est également une plante calmante très intéressante par son action sur le système nerveux central. Elle peut donc être d’une grande aide pour les tempéraments anxieux et les problèmes d’endormissement.

On peut l’utiliser seule mais elle s’accommodera parfaitement avec d’autres plantes.

Elle permet la réalisation d’agréables infusions à déguster par exemple le soir par temps chaud grâce à son action rafraichissante.

Pour la préparation d’infusions : une belle pincée de feuille par tasse. Infusion de 6 à 8 mins selon les goûts.

En hydrolat : autre forme d’utilisation moins connue, l’hydrolat de verveine citronnée est remarquable. On y retrouve les propriétés de l’infusion des feuilles avec en plus une action anti-inflammatoire marquée, détoxifiante de tous les émonctoires (foie, rein, peau), tonique et calmante. En externe, on l’utilisera sur les peaux mixtes ou sèches, ou dans le bain pour un effet relaxant.

Pour une utilisation en interne : 1 à 3 càs dans 1L d’eau à boire dans la journée.

Le rendement pour la production d’huile essentielle étant très bas, nous conseillons l’utilisation de l’hydrolat qui aura les mêmes propriétés.

La verveine odorante est une plante toute en simplicité mais également en efficacité si nous lui faisons confiance et pensons à en prendre régulièrement.

 

 

Bonne dégustation à tous ! 

Patrick Laubscher

Herbaliste-naturopathe
www.patrick-laubscher.fr

Messages des sagesses du Monde

 

Quelques retours de notre atelier chamanique du 15 Juin …

 

L’objectif est de faire suivre les messages reçus afin que l’énergie et la force circulent. Il sera difficile pour nous de tout vous retranscrire… j’ai fait de mon mieux en demandant à mes alliés invisibles. Je pense cependant que l’essentiel est là. Puisse ces mots résonner en vous comme ils l’ont fait pour nous.

 

De la part de l’âme groupe des Baka, Aka… et autres peuples dit « pygmées » ainsi que de la forêt équatoriale :

 

Il faut chanter et danser la vie

Les murs nous séparent de la Nature, allez dans les bois et forêts
Il faut se rapprocher des arbres

La forêt a ses propres règles, elle protège la vie

Danse et rythme de la vie même dans le rock 

Notre âme est comme l’âme de la forêt, pas de différence ou de séparation 

Tout est uni et continu

 

 

 

A la rencontre de la sagesse aborigène, de la part des anciens et du “bush”:

 

 

Pas de temps, pas d’espace, se caler dans le moment présent

Se connecter à la Terre, lâcher, lâcher, et lâcher encore

Connexion avec la Terre, le Ciel et les étoiles, le temps s’étire…

 

 

Voyage vers le monde du rêve :

Dream time, temps du début, mais toujours accessible

Au milieu du désert, rien, silence, chaleur… le vide

Hors de l’espace et du temps, penser à l’axe vertical haut-bas

 

 

 

Merci à tous les participants pour cette journée intense et magique

Et merci aux peuples de la Terre !

 

Comme annoncé, un don des recettes de l’atelier a été fait à Survival International. Vous aussi, pensez à agir et soutenir ces peuples menacés par les grands intérêts économiques ou politiques – notre force est notre union
Survival International

 

Ecoutez la voie du monde :

 

Baka Beyong -Spirits of the forest

Spirit of Uluru – Musique aborigène